|
Selon une récente étude de la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG), la seconde du genre après celle consacrée au secteur de l'électricité, la demande interne en gaz naturel pourrait atteindre (selon le scénario fort) jusqu'à 67,1 milliards m3 d'ici 2017, contre une consommation de 25,6 milliards m3 en 2007.
L'étude, intitulée « Programme indicatif d'approvisionnement du marché national en gaz : 2008 - 2017 », évalue la demande nationale en gaz naturel selon trois scénarios. Cette demande « progressera selon un rythme annuel moyen de 8 % selon le scénario moyen » et passera à 55,157 milliards de m3 en 2017.
Dans le cadre de ce scénario, le rapport de la CREG remarque que « la consommation des clients industriels reliés au réseau de SONATRACH connaîtra l'évolution la plus importante avec un taux de croissance annuelle moyen de 11,4 % durant toute la période ». « Ceci est dû, lit-on également, à la mise en service de nouveaux projets pétrochimiques, dont les projets d'ammoniac ORASCOM, Ammoniac SBGH en 2011 et Aluminium Béni-Saf en 2012 », la raffinerie de Tiaret, l'usine de craquage d'Ethane.
Par type d'utilisation, « 50 % des besoins sont consommés par les clients industriels reliés aux réseaux GRTG et SONATRACH, 34 % par les centrales électriques et seulement 18 % par la distribution publique ». Toujours selon le scénario moyen, la région ouest du pays occupera 46 % de la demande, étant donné que « la plupart des nouveaux projets pétrochimiques seront concentrés dans cette région », contre 28 % pour la région Est, 18% pour le centre, et 8 % pour le Sud.
Dans le cas du scénario fort, plusieurs projets industriels, notamment dans la sidérurgie et la pétrochimie, sont intégrés dans les prévisions de la demande qui atteindra « 23 % en 2012, date d'apparition de la plupart de ces projets » et sera de 67,1 milliards de m3 » à la fin de la période étudiée, soit « une évolution annuelle moyenne de 10,1 % ». Ce scénario « suppose l'apparition d'autres gros projets consommateurs de gaz naturel qui vont être alimentés par le réseau de GRTG tels que : Arcelor Mittal Bellara, Pôle des engrais phosphatés Bouchegouf-Guelma », lit-on encore dans le rapport de la CREG. Dans ce cas, la demande de la région Est augmente à 30 %, étant donné la localisation de certains grands projets dans cette région.
Quand au scénario faible, les prévisions tablent sur une augmentation annuelle de la demande en gaz naturel de l'ordre de 6,9 % pour atteindre un volume de 49,6 milliards de m3 en 2017. La demande des centrales électriques évoluera de 3 %, contre 6 % pour la distribution publique, 7,4 % pour les clients industriels, et 11,4 % pour les clients industriels reliés directement au réseau de transport de Sonatrach. Pour ces trois scénarii, la CREG s'est appuyée sur plusieurs hypothèses d'ordre socioéconomique, en particulier le développement de la population, du taux d'occupation par logement (TOL), de l'évolution du PIB et celle du types de client pour l'industrie gazière. Dans le premier cas, « la population est supposée croître selon le rythme d'évolution observé sur la période 1997-2007, pour atteindre 40,1 millions d'habitants en 2017, soit un taux d'accroissement annuel moyen de 1,62 % », lit-on dans le rapport de la Commission. Pour ce qui est du parc de logements, l'étude suppose une évolution du TOL (grâce aux réalisations de logements) qui passera de 5,56 personnes en 2007, à « 4 personnes par logement pour le scénario fort, à 4,50 pour le scénario moyen et 5 pour le scénario faible ». Et pour ce qui est de l'évolution du PIB, le document de la CREG se base sur trois hypothèses. Celle d'une progression annuelle de 3,5 % du PIB dans le cas du scénario faible, d'une croissance 5,5 % pour le scénario moyen et d'une « croissance forte du PIB de 6,5 % annuellement pour le scénario fort ».
|